EVENEMENTS

   

Année 2008

 

 

Visite privée de S.A.R. le Prince héritier Philippe de Belgique
à la Maison de Jean Monnet, France, Yvelines

Mercredi 17 septembre 2008

 

Le mercredi 17 septembre 2008, S.A.R. le Prince héritier Philippe de Belgique a visité la Maison de Jean Monnet à Houjarray.
Après la visite, le Prince a assisté à une présentation des activités de formation sur l'Europe pour des dirigeants d'entreprises et des fonctionnaires, en se basant sur la vie et les activités de celui qui a été désigné citoyen d'Honneur par les Chefs d'Etat et de Gouvernement réunis en Conseil Européen le 2 avril 1976. Cette présentation était suivie d'une discussion avec les invités, principalement de jeunes dirigeants et entrepreneurs français et belges. Parmi les thèmes abordés : la dimension européenne comme valeur ajoutée pour de jeunes dirigeants d'entreprise, la « méthode » Monnet et son parcours d'entrepreneur dans le monde économique et politique comme piste de réflexion pour mieux appréhender l'avenir.

 

Accueil de S.A.R. Philippe de Belgique 

Débat avec des chefs d'entreprises belges et français
Réunion avec des chefs d'entreprises belges et français S.A.R. Philippe de Belgique signant le livre d'or
S.A.R. Philippe de Belgique plantant un arbre dans le parc en hommage à Jean Monnet Cocktail dans le parc de la Maison de Jean Monnet

Philippe Laurette, président de l’Association Jean Monnet, remercie le conseil d’administration de dimension internationale de l’Association Jean Monnet et notamment notre représentant flamand Lieven Taillie qui ont rendu possible cette rencontre et contribuent au rayonnement de notre activité. L’objectif étant de renforcer et de diffuser le message de Jean Monnet et surtout de préserver le message initial. Aujourd’hui, une attention toute particulière est accordée aux chefs d’entreprise.

Arnaud Pinon, directeur, présente l’Association Jean Monnet, ses activités et ses projets.

La parole est ensuite donnée aux entrepreneurs.

M. Frédéric Lemoine, Président du Conseil de surveillance d’Areva, s’interroge sur la notion de « nationalité des entreprises ». En effet, Areva est souvent perçue comme une entreprise française alors que son marché est mondial. Il pense que nous nous acheminons vers une définition européenne d’Areva. En effet, 2/3 de nos employés sont d’origine européenne, et d’un point de vue technologique, Areva travaille en collaboration avec de nombreux pays européens ce qui est le seul moyen de se positionner dans un marché mondialisé face à des marchés comme les Etats-Unis, le Japon ou l’Afrique du Sud. Depuis l’étranger, nous sommes perçus comme des Européens avant d’être perçus comme des nations séparées.

Le Prince Philippe demande ce qui intéresse les chefs d’entreprise présents dans le parcours de Jean Monnet.

Intervention de Reginald de Guillebon, Directeur Général, Parsons France, il essaie à l’image de Jean Monnet de fédérer des écoles afin de mettre en place une grande école d’art qui soit capable de rivaliser avec les entreprises américaines et de survivre d’un point de vue international. Néanmoins, il se heurte à la difficulté de l’absence de langue commune dans un environnement anglo-saxon qui n’est pas toujours accepté par certains pays européens. Son équipe est actuellement composée de professeurs de 30 nationalités différentes. Quant aux étudiants, il y a 40 nationalités différentes.

Gilles Teisseyre, président fondateur d’Acturus Group qui regroupe des consultants de 15 nationalités différentes, pense, au contraire, qu’avec un peu de bon sens et des idées simples la  richesse des gens et des cultures au sein de l’équipe d’Acturus est une valeur ajoutée et a permis une croissance extrêmement forte et rapide. Par ailleurs, il considère que c’est également une très grande richesse sur le plan économique car cela a permis à l’entreprise d’embrasser un territoire européen très vaste en respectant les spécificités locales et en étant fortement imprégnée des cultures locales. Enfin, sur le plan politique, il croit en une Europe faite de cette diversité parce que le dialogue, c’est la démocratie. C’est pour cette raison, que l’Europe est partout et quotidiennement présente. L’Europe n’a de sens que si elle est créatrice de richesse et de culture, les entreprises sont le sang qui, bien orienté, permettent de faire mûrir ce projet intelligemment.

Le Prince Philippe en conclut que l’Europe et la diversité en Europe promeuvent la créativité.

Marie-Laure Djelic, professeur à l’ESSEC souligne qu’à la différence d’un système classique plus américain- les étudiants de l’ESSEC sont dans l’obligation de maîtriser à la fin de leur parcours au moins trois langues. Elle soutient que cela représente une des dimensions fortes que les Européens doivent essayer de préserver. Cela fait partie de notre héritage et de notre capacité à donner au reste du monde cette gestion de la diversité. Un des objectifs de ses enseignements est de diffuser cet esprit de responsabilité, le sens de la responsabilité globale par rapport à des enjeux globaux. Là aussi, l’Europe peut, selon elle, se démarquer par rapport à d’autres pays du monde.

Le Prince Philippe retient de cette intervention qu’être Européen c’est notamment avoir la capacité de gérer des enjeux globaux.

M. Vever, d’Europe et entreprises, a lancé l’observatoire du Marché intérieur du Comité économique et social européen et développé le lobbying du patronat français auprès des institutions européennes. Il évoque le statut de société de droit européen et pose une question : pourquoi n’y a-t-il pas plus de pression auprès des institutions européennes de la part de véritable euro entrepreneurs plutôt que des entrepreneurs français, italiens, allemands…

Hedwige Vlasto, avocat en droit des affaires, souhaite ajouter que les entreprises ne parlent pas le même langage juridique. Dans une négociation internationale, la question du droit applicable se pose toujours : selon l’origine des entreprises va-t-on appliquer le droit français ? le droit anglais ? voire même le droit malaisien ? Elle signale, par ailleurs, qu’un « droit européen des contrats » est en gestation depuis plusieurs années et conclut : le jour où l’Europe parlera d’une seule voix d’un point de vue juridique, où l’on aura tous un corps commun et uniforme des règles de formation et d’exécution des contrats, les relations inter-entreprises en Europe seront largement simplifiées. Que ce soit au travers d’une directive (à transposer dans le droit national de chaque Etat) ou d’un règlement, il ne pourra s’agir que de définitions et de concepts juridiques simples car pour que ce droit européen des contrats soit efficace, il se doit d’être un droit simple, compréhensible et applicable par tous.

M. d’Alançon, directeur des programmes à BNP Paribas et fondateur de «Conversations Essentielles» est fasciné chez Jean Monnet par sa capacité de conversation avec une grande diversité d’interlocuteurs et cela en transcendant les frontières culturelles, ce qui a abouti à la création de prospérité économique et surtout à un grand climat de paix. Cet enrichissement culturel grâce à la diversité a marqué l’histoire de l’Europe depuis son origine. Selon lui, on peut constater dans l’histoire du monde que les grandes périodes d’évolution ont aussi été des grandes périodes d’intensité de la conversation et d’intensité de la réflexion dans la diversité. Cela est aussi vrai  pour l’entreprise. Il cite un grand stratège américain qui disait que le 3ème défi de l’entreprise du 21ème siècle serait l’art de la conversation car elle crée du génie collectif, une capacité d’analyse et de décomplexification des problèmes qui est si important pour les entreprises. Dialoguer dans la diversité permet aussi de se reposer la question de la finalité de ce que l’on fait et d’un ancrage dans le réel qui fait tellement défaut.

Pour conclure, un banquier belge (Natixis) pose une dernière question : « Jean Monnet serait-il heureux dans l’Europe des traités de Lisbonne ? Est-ce que l’on va renforcer le moteur interne de l’Europe ? »

Le Secrétaire d’Etat belge aux Affaires européennes répond que Jean Monnet aurait sans doute de grands motifs de satisfaction mais qu’il serait aussi déçu d’un certain nombre de difficultés de se mettre d’accord autour d’une part, d’un projet pour l’Europe -parce qu’il y a 50 ans il y avait un vrai projet pour l’Europe- et d’autre part, d’un certain nombre de processus difficiles à mettre en œuvre pour réussir l’intégration. Le traité de Lisbonne doit donc nous apporter un certain nombre d’améliorations dans le fonctionnement des institutions. Il considère en effet qu’aujourd’hui la méthode de décision ne permet pas de prendre des décisions et que l’Europe est paralysée par ce manque de consensus. Sur l’élargissement, Jean Monnet serait-il heureux de voir cette Europe des 27, probablement que oui mais cela apporte des complications. A vouloir faire rentrer une dizaine de pays supplémentaires en une seule fois, nous avons fait  basculer le centre de gravité de l’UE et ce n’est pas simple à gérer. L’Europe est aujourd’hui déstabilisée dans son mode de décision. Les pays qui nous ont rejoints dans cet élargissement ne partagent pas la vision de l’Europe que nous avions à 6 puis à 15. Il faut donc repenser le projet européen et le repenser pour nos concitoyens. Selon lui, le problème irlandais doit ouvrir les yeux des responsables européens : l’Europe ne parvient pas à donner conscience à nos concitoyens de la manière dans laquelle elle a de l’influence sur chacun. Voilà, pourquoi il est résolument favorable à la mise en place du Traité de Lisbonne, sinon l’Europe restera paralysée dans son mode de décision.

Pour clôturer le débat, SAR le Prince Philippe remercie pour cette occasion qui lui est donnée de découvrir ce lieu. Jean Monnet est pour lui, un homme qui mettait les gens ensemble, sa valeur c’était la confiance. Il donnait d’abord la confiance pour la recevoir en retour, basée sur le double concept du « pardon » et de la « promesse ». Il trouve que c’est quelque chose d’extraordinaire qui donne de l’énergie.

Elsa GLOMBARD, le 15.10.08

 

 

Compte rendu
du déjeuner de travail du 17/09/08
avec SAR le Prince Philippe
et le Secrétaire d’Etat Olivier Chastel

M. Jean-Noël Jeanneney, Président de l’association Europartenaires

L’héritage politique de Jean Monnet est impressionnant. Il possédait un talent inégalable pour cristalliser des idées en gestation et les canaliser vers l’action.

De ce point de vue, il a mérité sa place au « Panthéon de l’Europe ».

Monnet est également le symbole d’une méthode pour « faire l’Europe ». Il avait une vision mais il était de surcroît pragmatique. Ne perdons pas de vue l’importance du contexte dans lequel les idées se forment. Il est toujours possible de progresser d’une manière assez abrupte, mais y associer les peuples est alors primordial afin que l’ensemble puisse se développer de manière cohérente et durable.

Le fait que les différents Etats membres se reconnaissent dans ce projet, voilà le fondement de l’Europe. Une voie médiane était alors choisie entre la notion d’empire et l’approche diplomatique de Metternich. Il est vrai qu’au cours de l’histoire, différentes approches ont été successivement appliquées:

      ·         La conquête
·         L’approche Metternich
·         La méthode Monnet

On peut également y ajouter la constatation de la primauté de l’économie qui était (ou est encore ?) le noyau autour duquel l’Europe s’est construite.

Depuis, de nouveaux concepts ont été mis en avant afin que construction européenne déjà amorcée puisse se poursuivre : les cercles concentriques, les noyaux durs, les pionniers…

Concernant la méthode, l’importance de la renonciation à l’hégémonie d’un seul pays est soulignée ainsi qu’un questionnement permanent quant à la possibilité d’ouvrir la coopération à de nouveaux champs d’application. Existe-t-il des domaines privilégiés autour desquels il peut s’avérer prioritaire d’élaborer davantage ?

M. Paul Jaeger, directeur exécutif de Russel Reynolds Associates

Monsieur Jaeger est d’avis que la méthode de J. Monnet alliait vision et pragmatisme.  Or, les hommes politiques actuels manquent de ces deux qualités depuis la dynamique initiée par le projet d’union économique et monétaire défendu par Jacques Delors en 1980. Bien que reconnaissant à Nicolas Sarkozy la qualité de pragmatique, il a exprimé ses inquiétudes à l’égard du flou sur les grands projets européens. Par ailleurs, il a estimé que la méthode Monnet comportait des lacunes – avoir trop fondé la construction de l’Europe sur des élites et négligé les opinions publiques, affrontait le paradoxe mal résolu de la dialectique complexe du rapport entre le communautaire – créer un empire - et les Etats nations – système de Metternich, et a accordé le primat à l’économie. Notre reconnaissance du rôle de Jean Monnet dans l’initiative de la construction européenne ne doit donc pas, selon lui, nous enfermer dans une admiration béate, qui nous empêcherait de l’ajuster aux réalités actuelles : importance de l’engagement de la société civile, répartition horizontale des pouvoirs, par exemple.

Mme Catherine Lalumière, Présidente de la Maison de l’Europe de Paris

La méthode de Monnet se concentrait initialement sur des thèmes mobilisateurs. Les hommes politiques s’efforçaient d’obtenir l’adhésion des peuples à une Europe quasi mythique (vision élitiste).

Néanmoins, force est de constater que le souhait de rallier les populations peut mener à des dérives. Nombreux sont ceux qui se sont retrouvés marginalisés par rapport au processus européen. Cette évolution est pourtant paradoxale car la population est, aujourd’hui plus qu’avant, fort concernée par le processus d’intégration européenne (notamment en ce qui concerne la réglementation), alors qu’elle n’a pas toujours pris suffisamment conscience de cette dépendance, ce qui engendre la méfiance.

Face à la complexité de la construction européenne, il est difficile de distinguer les effets positifs des négatifs. Une telle situation crée, même de manière non fondée, un terrain propice à des réactions de rejet ; l’inconnu effraie.

Comment faire pour convaincre à nouveau l’opinion publique du bienfondé de l’Europe ? Madame Lalumière opte résolument pour une meilleure information de la population mais aussi pour une explication de la signification profonde du projet européen. Les « Pères de l’Europe » savaient parfaitement pourquoi ils s’engageaient dans cette aventure européenne. Le souvenir des expériences ô combien traumatisantes de la guerre était encore frais dans leur mémoire. Aujourd’hui, les peuples– et ce grâce à l’Europe- ignorent tout de ce type d’épreuve. En outre, la perception de cette période comme suscitant un sursaut s’est estompée. De l’autre côté du spectre, s’est également émoussé le besoin, voire l’ambition, de poursuivre le projet européen.

Le désarroi des peuples constituait précisément le talon d’Achille de la campagne référendaire de 2005 en France.

Il faut donc retrouver non seulement la raison et le sens de l’aventure européenne mais surtout l’âme de l’Europe et ses valeurs, telle que la solidarité. Sinon, le vide continuera à s’amplifier dans les esprits fragilisant ainsi, même involontairement, la construction européenne.

M. Jacques Delors, ancien Président de la Commission

Le Président Delors a expliqué dans quelle mesure le parcours biographique de Jean Monnet avait marqué les principes de son action. De l’échec de la SDN, il avait conçu l’idée du développement nécessaire d’une gouvernance mondiale. Comme Commissaire général au Plan, il avait appris l’importance d’être inventeur d’avenir et de simplicité. Il fut aussi à l’origine du plan Schuman qui a produit le Traité CECA, que Jacques Delors qualifie de « plus beau Traité Européen » parce qu’il reposait sur trois principes essentiels : égalité de droit et de vote entre les Etats, indépendance de l’exécutif, et coopération entre institutions plutôt que subordination. Enfin, il a estimé qu’en sa qualité de fondateur du comité d’action pour les Etats-Unis d’Europe, Jean Monnet a péché par l’élitisme en cherchant à convaincre les grands acteurs sans se soucier de s’allier la population. Si les trois principes de la CECA ne sont peut-être plus applicables à vingt-sept, Jacques Delors a souligné que rien n’empêchait le gouvernement d’un Etat membre d’associer ses institutions nationales et de s’adresser à sa population pour s’engager de manière déterminée en faveur de la construction européenne. Un effort intellectuel est nécessaire a rappelé l’ancien Président de la Commission qui a exprimé sa crainte de voir les hommes politiques européens se résigner à ne pouvoir mettre en place une Europe politique. Il a estimé que face au dilemme d’être en faveur ou non de l’élargissement, la coopération renforcée ou différenciation constituait un bon instrument, et a regretté que l’UE avait perdu un « allié de poids » en la personne de Mme Merkel qui est opposée à la formule des coopérations renforcées.

I- Perspectives

Le Président Delors

Le Traité de Lisbonne suscitera, selon Jacques Delors, une bataille politique pour le pouvoir entre le futur Président de l’UE et les deux autres personnages clés, le Haut Représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et le Président de la Commission. Il a exprimé ses appréhensions quant à l’entrée en vigueur du nouveau Traité alors que « les institutions fonctionnent mal », et que ce Traité ne comporte de dispositions opérationnelles nouvelles sur l’union économique et monétaire et les questions sociales : deux thèmes de la Convention sur lesquels Valéry Giscard d’Estaing avait dû constater le désaccord entre Etats membres. Et de poursuivre, « c’est une erreur de faire une présidence tournante si les institutions fonctionnent mal ».

SAR le Prince Philippe et P. Jaeger

A une question de SAR le Prince Philippe sur la proportion des textes juridiques adoptés par l’UE, Jacques Delors à répondu que 20% des textes portaient sur des questions sociales, contre 60% pour l’économie. Paul Jaeger a précisé qu’il fallait y ajouter l’indispensable compatibilité des textes législatifs nationaux avec les textes juridiques européens.

M. Bruno Vever, Association Jean Monnet

Prenant à rebours la phrase de Jean Monnet sur la nécessité de coaliser des hommes et non des Etats, Bruno Vever, membre du comité d’orientation de l’association Jean Monnet et durant vingt ans représentant du patronat français à Bruxelles, a déclaré : « nous avons coalisé des Etats, nous cherchons les hommes européens ». Et d’illustrer son propos en signalant la carence d’encadrement économique européen qui a conduit à l’absence d’hommes d’affaires européens et de missions économiques européennes, par exemple. La stratégie de Lisbonne est qualifiée de « Gossplan », alors que l’on doit déplorer un désaccord persistant sur le brevet communautaire, une ouverture limitée des marchés publics, des résistances à la libre circulation des services entre Etats membres, et un cadre légal communautaire insuffisant pour les entreprises. Selon lui l’UE, qui a progressé durant plusieurs décennies grâce à un axe politique, est devenue aujourd’hui trop lourde, et ne pourra avancer qu’en impliquant davantage la société civile; les deux composantes nécessaires – axe politique et partenaires sociaux – sont comparées aux deux axes moteurs indispensables à la locomotion d’un véhicule tout-terrain. Face à ces lacunes, quelles seront les réponses de l’UE à la mondialisation ?

M. Pascal Fontaine, Vice-président de l’ Association Jean Monnet

M. Fontaine part de la constatation qu’il n’y a plus de guerre en Europe là où la méthode communautaire est appliquée. C’est le symbole incontestable du succès de cette méthode.

Le message sous-jacent de Jean Monnet était le postulat selon lequel il y a toujours un intérêt commun à identifier entre les individus et qu’il s’agit donc de découvrir ce qui est réalisable en commun avec un bénéfice mutuel. Une telle étape n’est possible que si règne la confiance. Afin d’instaurer une telle confiance, il faut savoir choisir le moment propice pour planter les premiers jalons permettant de passer ensuite d’un ensemble statique à un ensemble dynamique et positif.

Le 20ème siècle était « un siècle de fer et d’affrontements». Monnet était un postmoderniste qui a introduit « le softpower ». Il faisait référence à des concepts comme le pardon et la promesse.

Aujourd’hui, au début du 21ème siècle, les 27 chefs d’Etat et de Gouvernement feraient bien de consacrer du temps à mieux expliquer, de préférence via les médias, de quoi il s’agit en réalité. De telles explications seraient opportunes non seulement à la veille des Conseils européens, mais également « the day after ».

Dans ce contexte, chaque Chef d’Etat doit prendre ses propres responsabilités et ne pas se contenter, par facilité, d’en laisser le soin à la Présidence.

Le Président Jacques Delors

J. Delors a tenu à rappeler, en analysant les raisons du succès de la méthode Monnet dans les années cinquante, l’importance du post modernisme caractérisant les vues de Jean Monnet (pardon / promesse) et du rôle constructif des pays du Benelux.

M. Gilles Briatta, Secrétaire général des affaires européennes et Conseiller Europe à Matignon

Gilles Briatta, Secrétaire Général des Affaires européennes et conseiller Europe au cabinet du Premier Ministre, est d’avis que l’UE est appréciée pour les solutions qu’elle apporte aux problèmes considérés comme stratégiques par les citoyens, et lorsque les Etats membres ont la conviction que la solution ne peut plus être nationale (efficacité majeure de l’action européenne). Ainsi a-t-il cité l’exemple de la préparation des conclusions sur la Russie lors du dernier Cagre du 1er septembre 2008 consacré à la Géorgie. Tous les Etats membres, quoiqu’opposés au principe de sanctions contre Moscou, avaient aisément accepté d’être unis dans la fermeté, ayant compris que c’était le seul moyen pour imposer des lignes rouges crédibles au gouvernement russe. Il en va de même du dossier énergie-climat qui, bien que très lourd en sacrifices pour les industriels et les producteurs d’énergie de l’UE, fédère les Etats membres pour avoir une influence sur les négociations de l’après-Kyoto. Il s’est voulu optimiste en évoquant à la fois une « très grande demande d’Europe », surtout sur les questions stratégiques, même si les institutions ne fonctionnent pas de manière optimale, et la persistance d’une approche collégiale et coopérative des Etats membres qui permettent à l’UE de faire face à des problèmes globaux. Il a rappelé la nécessité pour chaque présidence de l’EU, dont celle de la France, de travailler collégialement avec les institutions (Commission, Parlement Européen, Conseil) : « cela ne fonctionne que comme cela, encore faut-il ne pas se tromper de sujet ». Il a suggéré, en outre, un effort de communication pour améliorer la connaissance des bienfaits de l’UE auprès de grand public.

M. Olivier Chastel, Secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, chargé de la Présidence belge

Selon Monsieur Chastel, la manière avec laquelle la France a entamé sa présidence dans des conditions institutionnellement et politiquement difficiles constitue une expérience enrichissante dans la perspective de la présidence belge de l’UE. Par ailleurs, il est d’avis qu’il deviendra de plus en plus difficile de mettre au goût du jour une grande vision européenne, du fait des élargissements récents. Les nouveaux venus n’ont pas toujours la même vision et n’accordent pas la même valeur à la construction européenne que les fondateurs ; ils envisagent l’UE plutôt sous l’angle des avantages qu’ils peuvent en retirer. A cet égard, Olivier Chastel a rappelé la responsabilité de l’UE qui, avant de faire miroiter aux pays des Balkans les avantages d’une adhésion à l’UE et de souligner l’importance d’offrir à ces pays une perspective européenne à court terme afin de les stabiliser, doit d’abord encourager un approfondissement et améliorer le fonctionnement des institutions. Il a ensuite déclaré que le « non » irlandais faisait apparaître une méconnaissance des enjeux et constituait une réaction disproportionnée à l’égard du Traité de Lisbonne, ce dernier devant apporter des solutions aux dysfonctionnements des institutions. Enfin, il a critiqué les contradictions de certains responsables politiques qui accusent systématiquement les institutions européennes de tous les maux pour excuser leurs propres faiblesses d’une part, et s’efforcent ensuite de vanter les qualités de l’UE auprès de leurs populations d’autre part.

II- Possibilité de transposer la méthode Monnet et le modèle européen à d’autres régions du Monde

Président Delors

J. Delors a estimé que les tentatives de copier la construction européenne dans une autre région du monde sans appliquer la méthode Monnet (cf. supra) s’étaient soldées par un échec (ex. Mercosur). Par ailleurs, il a rappelé la contribution fondamentale et « inouïe » de Robert Schuman qui, dans le contexte des rancœurs d’après-guerre et de la forte volonté de revanche, a permis une réconciliation franco-allemande durable en la fondant sur le pardon et la promesse.

SAR le Prince Philippe et Madame Catherine Lalumière)

Madame Lalumière, s’exprimant en réponse au Prince Philippe qui souhaitait savoir si l’idée du pardon et de la promesse, moteur de la construction européenne initiale d’après guerre, avait disparu ou si ce concept pouvait apporter des éléments de réponse à la situation actuelle de crise dans les Balkans, faisait ici référence à son expérience dans le cadre du Conseil de l’Europe.

Dans l’ancienne Yougoslavie, les peuples n’ont jamais compris et encore moins assimilé cette manière de penser. Là-bas, ce qui régnait dans les esprits, c’était un sentiment de vengeance, impossible à éradiquer. La notion profondément ancrée d’avoir toujours raison était un obstacle neutralisant le fait même de considérer d’autres options possibles. Ceci est l’antithèse du « thème du pardon » qui imprégnait les pensées des « Pères de l’Europe ».

 

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Visite de Monsieur Hans-Gert Pöttering

Président du Parlement européen à la Maison de Jean Monnet

2 juillet 2008

 

L’Association Jean Monnet a eu  l’honneur de recevoir M. Hans-Gert Pöttering, Président du Parlement européen à la Maison de Jean Monnet le mercredi 2 juillet 2008. A l’occasion de cette visite, le Président a inauguré la salle de conférence qui porte désormais son nom. Ceci en présence de la famille de Jean Monnet ainsi que de l’ancien Président du Parlement européen et du Conseil Italien, Emilio Colombo.

  Cette journée en l’honneur de Jean Monnet a été clôturée par une visite au Panthéon à l’occasion de laquelle M. Pöttering est descendu dans la crypte et s’est recueilli sur la tombe de Jean Monnet.

(Photographe : Robert KORKOS © AJM)

Arrivée de M. Hans-Gert Pöttering à la Maison de Jean Monnet

 

Présentation des invités à M. Pöttering par notre Président, 
M. Philippe Laurette

 

 

De gauche à droite :

M. Flory, Membre du CA Mme Lieberherr
M. Lieberherr (petit-fils de Jean Monnet)
M. Pöttering

Mme Dieckmann (petite-fille de Konrad Adenauer

M. Lieberherr (petit-fils de Jean Monnet)

 

De gauche à droite :

M. Alain Barrau, Directeur du bureau de la représentation en France du PE

M. Laurette, Président de l'AJM

M. Nicco, Adjoint au Maire de Bazoches-sur-Guyonne

 

 

Accueil de M. Emilio Colombo, ancien Président du Parlement européen et sénateur par notre Président, M. Laurette

 

M. Philippe Laurette
M. Hans-Gert Pöttering
M. Emilio Colombo
M. Lieven Taillie, membre du bureau de l'AJM

 

M. et Mme Dieckmann
M. Philippe Laurette
M. Emilio Colombo

 

M. Pöttering et
M. Laurette dans la Maison de Jean Monnet

 

 

Visite guidée de la Maison de Jean Monnet  par notre conférencier 
M. Julien Gascard et 
M. Lieberherr.

 

 

M. et Mme Dieckmann, M. et Mme Lieberherr, M. Philippe Laurette, M. Emilio Colombo, 
M. Lieven Taillie, M. Arnaud Pinon, M. Miguel-Angel Martin Ramos

 

Discours dans la salle de conférences

M. Lieven Taillie
M. Philippe Laurette
M. Hans-Gert Pöttering
M. Emilio Colombo

 

M. Paul Collowald pendant son intervention

(Membre du Conseil d'Administration de l'AJM - journaliste)

 

Inauguration de la plaque de la salle de conférences

 

M. Laurette, M. Pöttering, M. Colombo

 

M. Pöttering signe le livre d'or de la Maison de Jean Monnet

 

Arrivée dans le Panthéon

 

Descente dans la crypte

 

Recueillement dans la crypte

 

M. Philippe Laurette
Mme Nicole Fontaine, ancienne Président du Parlement européen
M. Paul Collowald

 

 

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Visite exceptionnelle de Margot Wallström, 
Vice-présidente de la Commission européenne 
à la Maison de Jean Monnet, France, Yvelines.

Vendredi 4 avril 2008.

« La maison de Jean Monnet a une âme, je vous encourage à aller vous y frotter. Ce lieu chargé d’histoire est vivant, ses pierres usées respirent et portent un message fort à tous ceux qui s’interrogent sur l’origine de l’Europe qu’il nous a en grande partie léguée »

                                                                                 Margot Wallström

Le 4 avril 2008, c’est sous un soleil printanier que l’Association Jean Monnet a reçu à Houjarray la visite exceptionnelle de Madame Margot Wallström, Vice-présidente de la Commission européenne. 

  La journée commença par une visite de la Maison de Jean Monnet, faite en anglais et en français par M. Arnaud Pinon, directeur de l’association. Une visite sympathique et chaleureuse mélangeant anecdotes et explications historiques au cours de laquelle Madame Wallström se montra particulièrement intéressée.

Dans le salon de la Maison Jean Monnet.

  Madame Wallström s’est ensuite entretenue avec des lycéens du Lycée Viollet-le-Duc de Villiers Saint Fréderic (78). Margot Wallström leur présenta en français les différents défis que l’Europe devra, selon elle, relever dans les années à venir : 1) La lutte contre le réchauffement climatique dont l’Europe doit devenir le leader mondial 2) Une Europe pleinement intégrée dans la mondialisation défendant des normes sociales exigeantes, permettant la compréhension et la communication entre les peuples 3) L’investissement dans la recherche et le développement pour un meilleur avenir.

Enfin, elle s’exprima sur le Traité de Lisbonne visant à mettre en place une Europe plus démocratique et plus efficace. 

L’Europe des citoyens, la communication des instances européennes avec  la population et en particulier avec les jeunes, autant de priorités chères à Madame Wallström[1] qui insista sur le fait que la Maison de Jean Monnet est un de ces lieux essentiels et uniques dans le processus de dialogue entre l’Europe et ses citoyens. 

Mme Margot Wallström et M. Arnaud Pinon

L’intervention s’est poursuivie par une séance de questions-réponses dans la salle de conférences de la Maison de Jean Monnet au cours de laquelle l’échange avec les lycéens fut instructif et vivant. En voici quelques extraits :

- « Quels sont les critères pour rentrer dans l’Union européenne, quels sont les avantages de la citoyenneté européenne ? »

Cette question fut l’occasion pour la Vice-présidente de rappeler à nouveau sa conviction  profonde en faveur d’une Europe plus démocratique et plus proche des citoyens. Les critères pour pouvoir adhérer à l’Union sont nombreux mais Madame Wallström insista avant tout sur le  respect des libertés et de la démocratie. Concernant la citoyenneté européenne elle est renforcée par le Traité de Lisbonne grâce à la Charte des Droits fondamentaux et au droit d’initiative citoyenne. Quant à la Commission, son rôle est d’informer et de dialoguer avec les citoyens pour donner un sens à la notion de « citoyen européen ».

  - « Une force armée européenne est-elle vraiment nécessaire ? »

Madame Wallström a dit appartenir à ceux qui pensent que l’Europe ne doit pas forcément  être une force militaire, ce n’est pas, selon elle, la priorité : « L’Europe est une force sociale et économique c’est cela que nous devons montrer au monde, je ne pense pas que l’Europe doit être nécessairement plus forte militairement»

-  « A propos de l’entrée de la Turquie dans l’Europe ? »

Ayant insisté sur la nécessité pour l’Europe d’avoir une politique de voisinage forte et active, Madame Wallström considéra que préparer l’entrée de la Turquie dans l’Europe est une des missions majeures de sa génération politique. Selon elle, l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne serait un exemple parfait pour stopper les fondamentalismes et créer un « pont entre les deux mondes ». Il faut que l’Europe aide la Turquie à se réformer, et qu’elle pousse au respect des droits de l’Homme dans ce pays. Evoquant à ce sujet les récentes tensions en Chine, elle estima que l’isolement n’était pas la solution mais que l’Europe devait faire pression pour la fin des violences au Tibet et mettre sur la table le problème du respect des droits de l’Homme.

 

Madame Wallström, s’adressant aux jeunes, conclu cet échange par « Souvent on me dit que je suis une VIP mais you are the V.I.P, you are the future of Europe, vous êtes la solution pour maintenir la paix et construire l’Europe »

Ensuite, profitant d’un soleil radieux une ballade dans le jardin du « père de l’Europe » fut improvisée, l’occasion de découvrir la maison sous un autre angle mais aussi de voir ces « arbres européens » dressés symboliquement parmi lesquels celui planté lors de la venue en mai 2004 de M. Raffarin en compagnie de 20 ambassadeurs de toute l’Europe pour célébrer l’élargissement de l’Union européenne, ainsi que les 25 ans de la mort de Jean Monnet.

La journée se poursuivit par une discussion avec des membres du conseil d’administration autour d’un buffet où l’on évoqua, entre autres, son action « Debate Europe » dont l’objectif est de promouvoir un réel dialogue avec la société civile. Les questions de la communication de l’association Jean Monnet par le biais d’Internet, la création de productions audiovisuelles multilingues et de la diffusion de l’information sur la Maison de Jean Monnet auprès des fonctionnaires européens ont aussi été abordées.

Après une courte visite à la Maison Louis Carré, voisine de celle de Jean Monnet, entièrement conçu et aménagé par l’architecte finlandais Alvar Aalto, la journée s’est conclue autour d’un café pris dans le salon de Jean Monnet. L’occasion de sentir l’histoire et l’atmosphère de paix et d’union qui habitent ces murs. Un moment de réflexion et de discussion aux sources de l’Europe, indispensable pour élaborer et construire sereinement les étapes futures…

 

Signature du livre d’Or par Madame Margot Wallström.

 http://blogs.ec.europa.eu/wallstrom/

http://blogs.ec.europa.eu/wallstrom/qui-sera-le-premier-a-organiser-un-sommet-des-citoyens/


[1] Elle s’exprime ainsi dans son blog «  Qui sera le premier à organiser un Sommet des Citoyens ? La France, la République Tchèque et la Suède, les trois présidences à venir de l’Union européenne, sont-elles prêtes à relever ce défi démocratique ? A quand ce Sommet populaire en parallèle du Sommet des chefs d’Etats et de gouvernements ? Quand est-ce qu’on offrira à la société civile une plateforme politique et médiatique à la hauteur de celle dont disposent les décideurs européens ? »

 

Elsa Glombard et Clément Varin, 11/04/2008

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Année 2007

"Aimer l'Europe", de Robert Toulemon

            Je suis heureux de signaler à votre attention la publication de l’ouvrage de notre ancien président Robert Toulemon « Aimer l’Europe » (Lignes de Repères, Mars 2007, 157 pages, 13,50 euros).

            Président de l’AJM en 1998 et 1999, Robert Toulemon, militant européen de toujours, a dirigé le cabinet de Robert Marjolin en 1962 – 1963, a eu la responsabilité des adhésions et associations, puis des affaires industrielles, technologiques et scientifiques, comme directeur général auprès des Commissaires Colonna et Spinelli. Il a eu, dans ces diverses fonctions de multiples occasions de rencontres et d’échanges avec Jean Monnet. Il a enseigné l’intégration européenne à Sciences Po et a fondé l’AFEUR (Association française d’étude pour l’Union européenne) dès 1975 et l’a animée jusqu’à sa fusion avec ARRI en 2004. On lui doit plusieurs ouvrages, notamment un livre de poche sur « la construction européenne » (Hachette - de Fallois) réédité en 1999.

            L’originalité de ce nouvel ouvrage est de prendre le contre-pied de l’euroscepticisme ambiant en montrant que, depuis cinquante ans, les gouvernements n’ont rien fait pour faire aimer l’Europe mais beaucoup pour la faire détester en lui confiant les tâches ingrates et en lui attribuant la responsabilité des mesures impopulaires. Or une entreprise aussi novatrice et ambitieuse que l’union de vieilles nations longtemps rivales ne peut réussir sans une adhésion non seulement rationnelle mais affective.

            Ce petit ouvrage facile à lire contient des analyses et des propositions nouvelles dans plusieurs domaines :

- la description complète des occasions perdues par la France du fait d’une contradiction paralysante entre la volonté de faire de l’Europe une puissance et le refus de lui en donner les moyens institutionnels et budgétaires ;

 - un projet de relance de la croissance et de l’emploi par la mise en commun des moyens européens en matière de recherche et d’innovation, civile et militaire et pour aider à la reconversion des travailleurs victimes des mutations industrielles ;

-  un ensemble de propositions rangées par l’auteur sous le titre « définir et promouvoir l’identité européenne », fondées sur la complémentarité entre citoyenneté européenne et citoyenneté nationale, d’une brûlante actualité en ces temps d’exaltation de la mono – identité ;

-  la définition d’une  grande politique étrangère de l’Union ayant pour objectif, à partir de son expérience de conjonction des souverainetés, d’une réforme du système mondial répondant aux nouveaux défis planétaires.

Aimer l’Europe n’est pas un livre de nostalgie. Il est plutôt un bréviaire destiné aux militants de l’Europe qui doivent la faire aimer pour ce qu’elle est et qui est si mal connu mais aussi pour ce qu’elle devrait être pour répondre aux attentes de ses citoyens. 

Philippe Laurette
Président

 

Inauguration de la maquette de la Maison de Jean Monnet 
à Mini-Europe à Bruxelles
Lundi 23 avril 2007

Dans le cadre des festivités liés aux 50 ans des traités de Rome, la maquette de la Maison de Jean Monnet sera inaugurée le lundi 23 avril 2007 sur le site de Mini-Europe à Bruxelles en présence de M. Siim Kallas, Vice-Président de la CE ; M. Charles Picqué, Ministre-Président ; M. Guy Vanhengel, Ministre des Relations Exétérieures du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale ; M. Philippe Laurette, Président de l'Association Jean Monnet et M. Jean-Gabriel Lieberherr, petit-fils de Jean Monnet.

Inauguration  la maquette de la Maison de Jean Monnet  à Mini-Europe 
par Jean-Marc Lieberherr, petit-fils de Jean Monnet

 

De gauche à droite
A. Pinon, Directeur de l'Association Jean Monnet et P. Laurette, Président 
Jean-Marc Lieberherr et sa fille; 
Siim. Kallas, Vice-Pdt de la Commission européenne
Charles Picqué, Ministre-Président de la Région Bruxelles-Capitale ; 
Thierry  Meeùs, Administrateur délégué de Mini-Europe

 

Inauguration de la maquette du nouveau Berlaymont  
à Mini-Europe en présence de 
Siim Kallas, Vice-Pdt de la Commission européenne ; 
Charles Picqué, Ministre-Président de la Région Bruxelles-Capitale ; 
Thierry Meeùs, Administrateur délégué de Mini-Europe
P. Laurette, Président de l'Association Jean Monnet

 

Jacques-René Rabier, ancien collaborateur de Jean Monnet et 
Membre du CA de l'Association Jean Monnet
présent à l'inauguration de la Maison de Jean Monnet à Mini-Europe

 

Situé au pied de l'Atomium, Mini-Europe est le seul parc où, en quelques heures, vous voyagez à travers l'Europe. Un périple que vous ne ferez nulle part ailleurs. Au total, 300 maquettes et sites d'un niveau de finition inégalé (www.minieurope.eu)

 

Arnaud Pinon, Directeur et Elsa Glombard, Chef de Projet de l'Association Jean Monnet

 

La maquette de la Maison de Jean Monnet est également présente depuis mai 2002 à France Miniature, situé à Elancourt (Saint Quentin en Yvelines) à moins de 25 km de Paris et à proximité de Versailles (www.franceminiature.com)

 

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Année 2006


Visite pédagogique à la Maison de Jean Monnet
14 mars 2006

 


Les élèves germanistes LV1 en première S4 et S7
choisissent de la documentation sur l'Europe
à la Maison de Jean Monnet à Houjarray

Madame Katia Blas Proviseur du Lycée Richelieu visitant l'exposition "Jean Monnet : images d'une vie",  avec le professeur d'allemand, Mme Ginguené

Visite de cette exposition, en langue allemande, 
au Lycée Richelieu

Dans le cadre de travaux croisés allemand-géographie, 27 élèves en classe de 1ère S4 et S7, langue vivante 1, au Lycée Richelieu à Rueil-Malmaison (92), ont travaillé sur le sujet : "Genèse de l'Europe, l'action de Jean Monnet". En date du 14 mars 2006, ils se sont rendus en visite pédagogique à Houjarray et ont approfondi leurs connaissances grâce à la visite de la Maison de Jean Monnet et à la conférence de M. Julien Gascard.

Le Samedi 25 mars 2006, lors de la journée "Portes Ouvertes" du Lycée, ils ont sensibilisé leurs cadets en seconde et leurs aînés en terminale à l'œuvre de Jean Monnet grâce au prêt de l'exposition : "Jean Monnet : images d'une vie", constituée de 13 panneaux en langue allemande.


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Année 2005

Visite de Mme Catherine Colonna,

Ministre Déléguée aux Affaires Européennes,

à la Maison de Jean Monnet (27.10.2005)

 

Le 27 octobre dernier, Mme Colonna s’est rendue avec une délégation en visite à la Maison de Jean Monnet. 

Programme
-  Accueil par M. Philippe Laurette, Président et M. Arnaud Pinon, Directeur, de Mme la Ministre et de la délégation.
-  Visite de la Maison de Jean Monnet et de la salle de conférences, commentée par Philippe Laurette. Collation. Discussion dans le salon.
-  Mme Colonna plante un arbre (un hêtre) dans le jardin de la Maison de Jean Monnet.
-  Signature du Livre d’Or.
-  Echange de cadeaux.

Discussions
- Elles ont porté sur la vie et l’œuvre de Jean Monnet (1ère et 2ème Guerre Mondiale, rapports avec le Général de Gaulle, le cognac, la Déclaration du 9 mai 1950, la CECA, etc.), ainsi que sur les activités pédagogiques et les événements organisés depuis 15 ans à la MJM.
- Elles ont également permis d’échanger, avec la Ministre et les membres de son cabinet, un certain nombre de propositions de partenariats accueillies avec enthousiasme (pique-nique européen au printemps-été 2006 dans le jardin, « chat » depuis Houjarray, rééditions des Mémoires, etc.).